Diverses questions autour de l’évangélisation
Versets de méditation: Jean 4 : 31-34 <<Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant : Rabbi, mange. Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc les uns aux autres : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.>>
Bien-aimés dans le Seigneur, nous vous prions de recevoir nos salutations dans le beau et précieux nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ !
La présente exhortation s’articulera autour des questions suivantes : Qui évangéliser ? Qui est-ce qui évangélise ? Quand évangéliser ? Où évangéliser ? Comment évangéliser ?
Il n’est pas rare d’entendre des gens annoncer des campagnes d’évangélisation. C’est une initiative que nous encourageons fortement car cela répond aux recommandations du Seigneur Jésus. Sauf que la question que nous devons nous poser, c’est pour le compte de qui ces différentes campagnes d’évangélisations sont organisées ? En temps normal, nous sommes les ouvriers au service de l’Éternel et en tant que tel, les campagnes organisées ne devraient pas s’éloigner de cette vérité. Dépeupler le royaume des ténèbres pour l’admirable lumière de Christ devrait être le leitmotiv de ceux qui annoncent la bonne nouvelle. Nous avons l’obligation de prêcher l’Évangile à toutes les nations et orienter les âmes sauvées comme ce fut le cas au début de l’Eglise. On ne devrait pas prêcher pour sa paroisse mais plutôt pour Christ. Le salut des âmes devrait nous préoccuper plus que tout. On n’évangélise donc pas les âmes qui sont déjà sauvées. On ne s’enferme pas dans une chapelle pour parler d’évangélisation. On sort et on organise cela publiquement, pas dans les quatre murs d’une église locale. L’évangélisation est d’abord orientée vers les non-croyants en Christ. On la fait publiquement. On peut également la faire en se portant vers celles et ceux que nous rencontrons dans la rue ou dans quelque endroit que ce soit dès lors que le Saint Esprit nous met à cœur d’aller vers eux pour leur prêcher la bonne nouvelle. Il faut que ceux qui entendent nos voix quand nous évangélisons et qui sont dans le périmètre puissent poser une image sur le timbre vocal qu’ils entendent. Cela suppose que celui qui évangélise doit déjà avoir fait une expérience personnelle avec le Seigneur et avoir un bon témoignage. Nous avions dit dans notre précédente publication que celui-là doit avoir expérimenté la transformation au travers du message du salut qu’il a reçu.
Cette réalité soulève alors la problématique de la qualité de celui qui peut évangéliser. Il faut déjà retenir que pour évangéliser, tu dois être un croyant en Christ véritablement né de Dieu et portant un témoignage personnel à partager avec ceux à qui tu apportes le message. N’importe qui ne se lève pas pour prêcher l’Évangile (je ne parle pas des sermons des dimanches). Celui qui prêche l’Évangile est quelqu’un qui a compassion des âmes et aux yeux de qui leur salut est d’une importance exceptionnelle. Il ne s’agit donc pas d’un moment de jugement encore moins de condamnation. Il ne revient pas à celui qui évangélise de se hasarder à prononcer la destination finale réservée à celui à qui il a prêché le message. Le souhait est que tous ceux à qui l’on prêche le message soient sauvés. Bien évidemment, la réalisation de ce souhait dépend de la décision de celui à qui l’on a prêché. Mais qui est-ce qui nous dit que son refus aujourd’hui de reconnaitre en Jésus le Sauveur de l’humanité et de l’accepter dans sa vie comme Seigneur et Sauveur sera sa décision dans les jours suivants ? Nous faisons tôt de juger et de condamner. Celui qui ne reçoit pas notre Évangile aujourd’hui peut le recevoir au travers des lèvres d’une autre personne le lendemain. Cela suppose que nous devons nous garder de dire à celui qui a refuse de nous écouter aujourd’hui que c’est fini pour lui et que c’est l’enfer qui lui est réservé. Au début de ma conversion, nous sortions (en groupe) pour aller évangéliser. Un frère en Christ avait tendance à se bagarrer avec ceux à qui il annonçait la bonne nouvelle. Il vociférait sur eux quand il les évangélisait. Généralement ce procédé avait tendance à se terminer à queue de poisson. Nous qui étions avec lui étions vraiment gênés mais de peur de l’offenser, personne n’arrivait à lui dire que ce n’est pas une bonne façon d’évangéliser. C’était vraiement pénible de vivre ces choses-là. Pour que le message passe, il est souhaitable d’évangéliser avec douceur et surtout par amour.
Si nous savons que nous sommes sauvés grâce à la patience et à la persévérance d’autres personnes qui se sont rapprochées de nous pour nous parler du Seigneur, nous devons alors manifester et encourager cette bonne façon de faire envers ceux qui ne sont pas encore impactés par l’Évangile. A ces derniers, je demande personnellement et expressément de sortir de leur zone de confort afin que l’Évangile les transforme. Tu as étudié, c’est bon. Tu parles gros francais, c’est bien. Tu travailles quelque part et tu gagnes ta vie, c’est une bonne chose. Mais mon frère, ma sœur, ne regarde pas à cela pour mépriser celui qui se tient en face de toi habillé le plus modestement possible et qui t’apporte l’Évangile. Si tu regardes à ton titre ou à ta position dans la vie et que tu les compares à sa situation apparente, tu risques de rejeter l’Évangile qu’il te prêche. Ne regarde pas à l’apparence de celui qui t’évangélise ; l’habit ne fait pas toujours le moine… Dieu peut se servir d’un pauvre menuisier pour t’apporter l’Évangile alors que tu es un grand cadre dans la vie active. Dieu peut se servir d’un meunier pour te prêcher la bonne nouvelle. Ne regarde pas à son apparence. Regarde au message qu’il t’annonce et surtout à celui qui l’a envoyé vers toi pour te parler.
Bonne méditation !
🅿rière: Enseigne-nous Seigneur comment évangéliser afin de gagner pour Toi une multitude d’âmes. Nous Te le demandons au nom du Seigneur Jésus. Amen
Excellente journée à toutes et à tous.
Gratien AGAI
